Prochaines manifestations

Samedi 24 avril, Concert des orchestres, Bois-le-roy (20h30 - église).

Semaine musicale du 21 au 29 mai 2010, dans l'église ou la salle des fêtes de Coudres.

  • Vendredi 21 mai, Les percussions font leur show (19h30 - Salle des fêtes)
  • Samedi 22 mai, Audition de toutes les classes instrumentales (20h30 - Église)
  • Mercredi 26 mai, Audition de la classe de piano (20h30 - Salle des fêtes)
  • Vendredi 28 mai, Au son des guitares (? - Église)
  • Samedi 29 mai, Concert des Orchestres (20h30 - Église)

Dimanche 13 juin, Festival de musique à Rugles (toute la journée)

Dimanche 20 juin, Fête de la musique, Coudres et Saint-André-de-l'eure.

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Flûte traversière :

Un peu d'histoire... 2ème partie

 

La renaissance (XVIe et XVIIe siècles)

La flûte conserve son aspect médiéval : une pièce en général, parfois deux pour les basses en sol, rarement pour les ténors en ré. Sa perce est cylindrique, elle couvre deux octaves et demi et est chromatique.

Toutefois, elle n'est pas très populaire : elle joue plutôt faux ! En effet, les trous étaient placés là où ils étaient facilement accessibles par le flûtiste, et non pas là où ils rendaient le son le plus juste. En plus, il n'y avait pas beaucoup de trous et les doigtés en devenaient très compliqués.

 

Flûte du XVIIème siècle

 

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, Jean-Baptiste Lully introduit la flûte traversière dans l'orchestre d'opéra.

 

Le XVIIIe siècle

Pendant des années, des musiciens ont essayé de remédier à ces doigtés compliqués.Hotteterre

Les premières transformations majeures apportées à la flûte traversière sont dues à la famille française Hotteterre, durant la première moitié du XVIIIe siècle.

 

Jacques Martin Hotteterre coupe la flûte en 3 morceaux :

  • la tête (avec l'embouchure),
  • le corps (qui comporte la plupart des trous) et
  • la patte (qui comporte en général un trou joué par une clé, mais parfois plus).
Sa conception de la flûte (dont une forme à perce conique afin d'améliorer la justesse des octaves, la clef de ré dièse), rend la flûte plus populaire et, dès lors, certains autres instruments suscitent moins d'intérêt, notamment la flûte à bec.
Il écrit en 1707 le premier livre à propos de la flûte traversière : Les Principes de la Flûte Traversière.
 

Gravure sur cuivre coloriée de Johann Christoph Weigel, 1722Quelques années plus tard, un célèbre flûtiste, Quantz, ajoute une clef de plus sur la patte. Cette préoccupation très fine de la justesse contredit l'idée répandue selon laquelle les musiciens de l'époque baroque se contentaient d'une justesse approximative de leurs instruments.

Dans les dernières décennies du siècle, d'autres clefs sont ajoutées : de 4 à 6, voire plus encore : Johann George Tromlitz introduit à cette époque un excellent système qui, notamment par son do joué au pouce, préfigure déjà les évolutions majeures dans la facture de la flûte au début du siècle suivant. Des pattes allongées dotées de deux clés supplémentaires permettent à certains instruments d'atteindre le do grave.

 

Ces instruments se répandent dans l’Europe entière. La flûte gagne peu à peu en popularité, et des compositeurs écrivent de plus en plus pour elle. Retenons par exemple :

  • Antonio Vivaldi, qui est le premier compositeur à publier (1728) un recueil de concerti pour la flûte traversière (son op. 10) — le plus fameux est La Notte, pièce d'une grande originalité, à l'harmonie audacieuse.
  • Jean-Sébastien Bach (BWV1013 - Partita en la mineur pour flûte traversière)
  • Wolfgang Amadeus Mozart (3 concertos). Mozart a écrit dans une lettre à son père « plus faux qu'une flûte, deux flûtes ! » et qu'il « n'aimait pas la flûte », ce qui n'est guère apparent à l'écoute de son œuvre. Cette mésestime peut être partiellement expliquée par des problèmes de paiements de ces compositions, tant pour ses deux concertos pour flûte que pour celui pour flûte et harpe. Les deux commanditaires ont été de plus, de piètres instrumentistes selon le musicien. Mais il semble que tous ces jugements aient été formulés par Mozart sous le coup de la déception et de la colère. Il est en effet difficile d'imaginer une quelconque aversion de Mozart pour la flûte quand on juge de la beauté des œuvres qu'il a composées pour un instrument qu'il ne pouvait, selon ses dires, pas supporter.